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05 novembre 2008

Glutamate et aspartame: attention!

L’alimentation a toujours été préparée pour avoir un goût agréable, et les accompagnements furent longtemps naturels, comme le sel, le poivre, la moutarde, l’huile, les épices. L’industrie alimentaire s’est malheureusement enrichie ces dernières décennies d’une considérable panoplie d’additifs et d’adjuvants, dont le seul mérite, à part celui de tromper le goût, l’odorat ou la vue, est d’être peu onéreux, et de favoriser ainsi une production bon marché. Colorants, stabilisants, conservateurs, arômes, acidifiants, émulsifiants, agent de sapidité, sucre inverti,… la liste est longue de ces nouveaux ingrédients que notre organisme doit ingérer et … digérer s’il le peut ! Répertoriés sous la lettre E suivie d’un nombre à trois chiffres, leur liste va du E100 au E900. Impressionnant… Mais peut-être en avez-vous déjà testé la presque totalité sans le savoir ! Sinon, courage, en remplissant votre caddie sans prêter attention aux étiquettes, vous y arrivez sûrement !
De E100 à E200, nous trouvons les colorants, de E 200 à E 400, les antioxydants et conservateurs, de E400 à E500 les agents de texture et de E500 à E900, les additifs divers. Parmi eux, le glutamate et l’aspartame ont depuis longtemps défrayé la chronique. L’un est présent pour relever le goût de la plupart des aliments salés, le second pour remplacer le goût sucré, sans les calories. Tous deux font intervenir des acides aminés et le Dr Russell L. Blaylock (1) a rassemblé près de 500 références scientifiques pour mettre en évidence comment un excès d’acides aminés libres (2) excitateurs est responsable de désordres neurologiques chroniques.

Le glutamate

A la fois acide aminé essentiel, transmetteur cérébral excitateur, additif alimentaire usuel, le glutamate est lourdement suspecté de neurotoxicité. Il a fait parlé de lui il y a quelques années déjà, avec le fameux « syndrome du restaurant chinois », touchant sélectivement les individus venus se délecter de quelques plats exotiques. Chez certaines personnes sensibles, le repas peut provoquer une soudaine migraine, de violentes nausées ou encore une éruption cutanée, des éblouissements, voire une faiblesse confinant à la pseudo-paralysie.Se basant sur les concentrations importantes de glutamate dans le cerveau, on donna dans les années 1940 de fortes doses de glutamates à des enfants atteints de retard mental pour améliorer leurs performances.
A la fin de la guerre, on constata les premiers effets secondaires du glutamate sur l’organisme. Ainsi des patients traités par des solutions orales ou intraveineuses étaient sujets à de violentes nausées et vomissements. Deux articles, parus en 1947 et 1949 (3), mirent à l’index le glutamate utilisé dans les mélanges d’acides aminés pour traiter brûlés et dénutris chroniques.
En 1972, une première description du fameux syndrome commença à s’esquisser (4) et il fut défini cliniquement en 1968 sous le nom de syndrome post-sino-cibal, par les Drs Ho Man Kwok et Henry Schaumburg.
En 1969, John W. Olney, neurophysiologiste de Washington, constata que le glutamate pouvait passer dans le sang et provoquer des dégâts foudroyants dans l’hypothalamus. Quand le glutamate venu du sang atteint les neurones, ceux-ci laissent soudain entrer massivement calcium, sodium et eau bien au-delà de leurs possibilités physiologiques, provoquant une brutale dépolarisation du neurone, qui en meurt. Les neurones, en mourant, relâchent massivement le glutamate qu’ils contiennent dans le milieu extra-cellulaire, excitant d’autres neurones, qui meurent à leur tour. Ce phénomène en cascade observé est appelé excitotoxicité, à chaque fois que certains acides aminés, dont le glutamate, déclenchent cette réponse électrique nerveuse, conduisant au « suicide » des neurones.

Le glutamate ou acide glutamique est un acide aminé neurotransmetteur omniprésent dans le cerveau et qui y joue un rôle majeur de transmission et amplification des messages entre neurones. C’est à ce titre qu’il serait impliqué dans de nombreuses maladies dégénératives du cerveau ainsi que dans la mort cellulaire.

La similitude entre les cellules bêta du pancréas et les neurones du cerveau (mêmes enzymes, du GABA et des microvésicules identiques) a permis de démontrer la présence du glutamate dans le pancréas et son action sur le diabète. Des chercheurs au CNRS-INSERM de Montpellier, s’appuyant sur cette ressemblance, ont mis en évidence cette action du glutamate sur le pancréas. Dans le diabète sucré, le système immunitaire produit des anti-corps contre le pancréas en détruisant une enzyme indispensable constituée à partir du glutamate. Ceci laisse à penser qu’il y a, dans le pancréas et le cerveau, le même récepteur du glutamate, et incite à la prudence quant aux médicaments qui ralentissent la maladie d’Alzheimer. Ceux-ci, efficaces sur le cerveau auraient des effets secondaires sur d’autres organes, par exemple en risquant de déclencher un diabète chez les malades.

Aux Etats-Unis, 20 000 tonnes de glutamate sont produites chaque année !
La liste des aliments qui en contiennent est longue et il vaut mieux lire les étiquettes… mais la législation n’oblige pas à préciser le type de sel utilisé. Vous pourrez le trouver aussi sous sa forme saline : « monosodium de glutamate », ou son diminutif E621.
Soupes en conserve ou en sachet
Plats cuisinés
Viandox
Cubes de bouillons ou d’assaisonnements
Nouilles chinoises
Condiments
Chips
Biscuits apéritif,…

L’aspartame

C’est un édulcorant de synthèse découvert en 1965, composé de deux acides aminés, la phénylalanine (50 %), l’acide aspartique (40 %), associés à 10 % de méthanol. Commercialisé aux Etats-Unis depuis 1974 et en France depuis 1988, sa découverte était une aubaine, car une solution de rechange par rapport aux cyclamates et à la saccharine interdits dans les aliments depuis qu’ils étaient suspectés d’entraîner des cancers.
Son pouvoir sucrant 180 fois supérieur au saccharose (à masse égale), en fait un produit précieux pour l’industrie agro-alimentaire, avec un coût bien inférieur au sucre. Sa qualité « hypocalorique » en a fait l’additif le plus répandu dans les produits diététiques, dans près de 9000 breuvages « light », ainsi que de nombreux aliments transformés.
Approuvé pour l’alimentation humaine depuis 1981, déclaré en 1993 apte à la cuisson malgré son instabilité chimique, il a pourtant fait l’objet de plus de 10 000 plaintes aux Etats-Unis – pays du « light »- pour des symptômes à caractère neurologique essentiellement. Des communiqués ont été émis dans les bulletins de U.S. Air Force pour mettre en garde les pilotes des risques encourus. En 1991, le National Institute of Health a publié un document énumérant pas moins de 167 raisons d’éviter l’aspartam. Comme le glutamate, la polémique est sans fin, car les études s’affrontent et se contredisent. En 1996, le Pr R. Walton de la Northeastern Ohio Universities, analyse l’ensemble des études produites sur l’aspartame. Il met en évidence que sur 174 études, 74 étaient financées par l’industrie de l’aspartame et concluaient à son innocuité, alors que 83 des 90 études non financées relevaient plutôt des problèmes quant à son emploi. En Europe, le Comité Scientifique pour l’Alimentation Humaine (CSAH) a conclu que l’aspartame ne posait aucun problème de santé, faisant écho aux conclusions de l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments). Les doutes entourant le produit sont imputés à la « littérature » qui circule sur Internet, mais n’ayant « pas de fondement »…
Pourtant une quantité importante d’études ont été menées aux Etats-Unis, pays où les produits « light » ont vu le jour depuis longtemps et où leur utilisation est si excessive, que l’on comprend pourquoi les symptômes sont si fréquents. Les chercheurs à l’origine de ces études ont témoigné auprès de la FDA (Food and Drug Administration), du Sénat et se sont organisés pour collecter les informations. (5)
Mais étant donné que le propriétaire et fabricant d’aspartam se trouve être désormais Monsanto, et que cela lui rapporte des milliards de dollars chaque année, la pression sera probablement de plus en plus forte pour éviter d’y voir clair…
A ce jour, le seul problème reconnu est lié à la présence de phénylalanine dans l’aspartame. En effet, cet acide aminé peut ne pas être assimilé chez certaines personnes souffrant d’une carence enzymatique, empêchant de transformer la phénylalanine en tyrosine. La phénylalanine s’accumule alors dans le sang et devient dangereuse pour le système nerveux. C’est pourquoi elle est déconseillée aux enfants, aux femmes enceintes, et bien sûr aux personnes chez qui on a détecté cette maladie, la phénylcétonurie.

Des symptômes variés:
Fatigue, changement d’humeur, perte de mémoire
Nausées, palpitations cardiaques
Prise de poids, désordres endocriniens
Dépression, crise de panique
Maux de tête, vertiges
Crampes musculaire, douleurs abdominales
Vision brouillée, perte d’audition
Urticaires
Asthme, difficultés respiratoires
Oedèmes,…

L’aggravation ou le déclenchement de maladies chroniques :
Tumeurs au cerveau,
Scléroses multiples
Epilepsie
Maladie de Parkinson
Maladie d’Alzheimer
Lymphome
Malformations prénatales
Fibromyalgie
Diabète

L’aspartame (aspartyl-phenylalanine-methyl-ester) est composé de méthanol (alcool méthylique), de phénylalanine et d’acide aspartique. Le méthanol, lorsqu’il subit une oxydation catalytique, c’est à dire par exemple s’il est chauffé à 30°, se transforme en acide formique et en formaldéhyde. Ce dernier, longtemps suspecté, vient d’être reconnu pour son pouvoir cancérogène par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Il est aussi sur la liste établie par la FDA comme produit chimique responsable de cancers. Le formaldéhyde cause des dommages à la rétine, s’oppose à la reproduction de l’ADN et provoque des malformations prénatales.

Le plus inquiétant, c’est que sa présence peut donc se développer dans n’importe quel aliment contenant de l’aspartame type « coca light », conservé à température ambiante et davantage encore dans les régions ou pays chauds. C’est pourquoi on suspecte l’aspartame dans la symptomatologie qui a accompagné le retour des soldats lors de la première guerre du Golfe. Ceux-ci avaient à disposition des boissons light, hautement chauffées par le soleil de l’Arabie Saoudite et présentaient des désordres similaires à ceux trouvés chez des individus intoxiqués aux formaldéhydes.
Toutes les études menées sur ces produits l’ont été sur des animaux de laboratoire et ne reflètent pas les dangers encourus par les humains. A l’heure actuelle, il n’existe aucune étude sur l’homme pour évaluer les effets mutagènes, tératogènes ou cancérigènes possibles d’une absorption chronique d’alcool de méthyl. (6)

Seule une récente étude effectuée sur le rat, a relancé la polémique. En effet, la Fondation européenne d'oncologie et de sciences environnementales "B. Ramazzini" à Bologne (Italie) a déclaré que "l'aspartame est un agent cancérigène", et qu’il entraînait une "augmentation statistiquement significative des lymphomes et des leucémies chez les rats femelles, lorsqu'il est administré à des doses très proches de celles auxquelles les êtres humains peuvent être exposés". (7) Ces résultats, conduits par le Dr Morando Soffritti, doivent paraître dans la revue médicale European Journal of Oncology.
La dose journalière acceptable (DJA) d'aspartame est actuellement fixée à 40 mg par jour et par kilogramme de poids corporel pour l'homme au sein de l'Union européenne et à 50 mg/kg aux Etats-Unis. Dans l’étude menée par l’équipe italienne, l'augmentation de la fréquence des lymphomes et leucémies chez les rates a été constatée dès l'équivalent de 4 mg/kg, alors que chez le rat mâle, la hausse n'est constatée qu'à partir d'une dose journalière correspondant à 5 000 mg/kg chez l'homme.

Quant à la phénylalanine, elle est naturellement présente dans le cerveau, mais on a observé que les personnes qui consommaient de l’aspartame, avaient un taux de phénylalanine excessif dans le sang. De plus, elle est suspectée de faire décroître le taux de sérotonine (hormone de bien-être), conduisant ainsi à des désordres émotionnels ou dépressifs.
Un autre dérivé du métabolisme de l’aspartame, la DKP (Diketopiperazine), a été étudiée par le Dr Olney. Il a constaté que lorsqu’elle été nitroazotée dans l’intestin, elle produisait un composant chimique causant des tumeurs au cerveau.

Quantités trouvées dans un échantillonnage de coca light suivant le mode de conservation, après 10 semaines

Aspartame formaldehyde DKP
Echantillon réfrigéré 0,058 % 53,5parts/bilion 0.001 %
Température ambiante 0,051 % 231 parts/bilion 0,002 %
Incubateur (40°) 0,026 % 76,2 parts/bilion  0,010 %

On observe qu’un stockage prolongé augmente considérablement le taux de formaldéhyde et qu’une température élevée augmente la DKP

Autre point d’interrogation concernant l’aspartame, son effet sur la glycémie. Censé se substituer au sucre, en évite-t-il pour autant les conséquences physiologiques ? Car comment le cerveau et le pancréas réagissent-ils à l’apparition de cette saveur sucrée dans la bouche ? Il est possible qu’une dose massive d’insuline soit sécrétée en réponse au message sucré, et qu’elle se trouve ainsi produite sans pouvoir être utile. En tout état de cause, il est peu probable que le corps « comprenne » quelque chose : il est induit en erreur. Il est prévenu d’une arrivée de sucre, et finalement il n’y a pas de sucre à digérer. Il ne peut s’en suivre qu’une confusion dans les messages et les réponses. Là encore, certaines études tendraient à montrer que les personnes consommant de l’aspartame auraient davantage envie de manger, et que leur prise de poids serait plus significative par rapport à des personnes n’en consommant pas. C’est ce qu’a confirmé l’American Cancer Society après avoir suivi 80 000 femmes durant six ans.
Même mise en garde concernant les diabétiques, chez qui la consommation d’aspartame peut entraîner des crises plus fréquentes d’hypoglycémie et aggraver les symptômes diabétiques (cataractes, retinopathies, neuropathies, etc.)
Mais malheureusement, même sur ces accusations pour la glycémie ou le diabète, pas de « preuves » formelles aux dires des détracteurs, que des suppositions, pas assez « fiables ».

Comme tous les additifs, l’aspartam peut se trouver là où on l’attend, mais aussi là où on ne le soupçonne pas : plats plutôt « salé » par exemple. La seule garantie : scruter à la loupe des étiquettes, pour trouver son nom de code : E951 !
Boissons gazeuses ou dites « light »
Jus de fruits, sodas, boissons instantanées
Petits déjeuners instantanés
Chewing-gum, confiseries « sans sucre »
Rafraîchisseurs d’haleine
Desserts, confitures
Yaourts, glaces
Vinaigrettes, surgelés
Nombreuses préparations diététiques
Succédanés de repas
Compléments à base de plantes
Médicaments, sirops pour enfants, laxatifs
Vitamines (à croquer par exemple)

Par prudence, et davantage encore si l’on a un certain nombre de symptômes inexpliqués qui ne cèdent à aucun traitement ou aucune prise en charge, il est préférable d’arrêter toute prise de ces substances. Il est possible d’être extrêmement sensible à ces produits et d’être ainsi dans un mal-être inexpliqué. Après un arrêt d’une durée d’au moins un mois, on pourra observer quelles sont les améliorations. Les études tendent à montrer que les symptômes cèdent à l’arrêt des prises.
Quoi qu’il en soit, au milieu d’une polémique, le mieux est d’adopter une attitude de bon sens et de suivre le principe de précaution. Une alimentation saine est celle qui comporte, dans l’ensemble, des aliments produits par la nature et le moins transformés possible. Dès que nous sommes en présence d’ingrédients transformés, premièrement, nous n’avons plus aucun contrôle sur leur valeur ou leur qualité, deuxièmement, nous obligeons notre organisme à s’adapter et à digérer des molécules pour lesquelles il n’a pas été « programmé » et nous risquons de déstabiliser une homéostasie déjà bien fragile, et troisièmement, nous mettons en présence des molécules dont l’association est méconnue et peut être explosive. La chimie de notre organisme est complexe, c’est un équilibre subtil qu’il est préférable de ne pas déstabiliser inutilement. Alors limitons les consommations superflues et essayons de reprendre le contrôle sur nos choix alimentaires. Ce n’est pas toujours facile face à la profusion de nourriture ou face à la tentation. Cela l’est encore moins quand il faut se transformer en détective de supermarché et prendre en filature des ingrédients qui agissent masqués ! Mais c’est à ce prix que nous pouvons préserver notre santé et en être responsable.

Michèle THÉRON
Praticienne de Santé Naturopathe
Thérapeute

  1. Dr Blaylock, auteur de « Excitotoxines : the taste that kills » (Excitotoxines, le goût qui tue), Health Press
  2. Acides aminés libres = non reliés aux protéines
  3. Journal of Laboratory Clinical Medicine
  4. Humar et Ghami
  5. http://www.dorway.com/possible.html : site en anglais du mouvement Mission Possible International, sur les méfaits de l’aspartam, fondé par Betty Martini, Mission-Possible-USA@altavista.net
  6. Il est recommandé de ne pas dépasser 7,8 mg/jour de méthanol, alors qu’une boisson édulcorée à l’aspartame en contient 56 mg.
  7. AFP, 18 juillet 2005

Source:  Objectif Notre Santé, l'association pour le développement de la naturopathie

Conclusion personnelle: n'achetons pas de plats cuisinés et faisons nous même nos plats pour être sur de ce qu'il y a dedans... et boycottons les produits allégés en sucre bourrés d'aspartame, et sucrons nos yaourts et nos desserts maison avec du sirop d'agave ou du miel.

Posté par Michoko Be Bio à 19:24 - Santé naturelle et médecines douces - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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25 octobre 2008

un naturopathe pour quoi faire?

014c0103llJe reprends ci dessous l'intégralité de l'article du naturopathe Daniel Kieffer , paru dans Top Santé, qui vous expliquera à quoi sert un naturopathe et ce qu'est la naturopathie:

"La naturopathie vise à préserver la santé globale de l’individu par l’adoption d’une hygiène de vie et de moyens naturels indispensables à une bonne santé. Avec Daniel Kieffer (*), naturopathe, nous faisons le point sur cette discipline mal connue appartenant au registre des médecines non conventionnelles.

Quels sont les principes de base de la naturopathie ?
La naturopathie se fonde sur le principe de la force vitale (vitalisme). Cette énergie qui est en chacun de nous, nous permet de nous maintenir en bonne santé ou de la recouvrer en cas de maladie (auto guérison). Pour stimuler, gérer ou redynamiser ce capital d’énergie, la naturopathie s’appuie sur des conseils d’hygiène de vie en utilisant simplement, les moyens naturels offerts par la nature : eau, air, nutrition, exercices physiques, ensoleillement, plantes…

Comment connaître notre capital d’énergie ?
C’est le rôle du naturopathe qui procède systématiquement dans sa pratique à un bilan de vitalité à ne pas confondre avec un bilan de santé réalisé par un médecin. Il ne prétend, je le rappelle, à aucun diagnostic ni pronostic au sens allopathique du terme. Il essaie d’estimer la vitalité, à travers des questions à propos du mode de vie, des habitudes alimentaires, des réactions au stress etc. Il tente donc d’identifier les causes sous-jacentes du problème afin de trouver et proposer à son patient les moyens naturels spécifiques pour le combattre, sans s’opposer au mal mais en s’appuyant sur la part saine de l’organisme, c'est-à-dire grâce au «médecin intérieur» dont parlait Hippocrate. Par exemple, un trouble articulaire inflammatoire (arthrite) ne sera pas combattu localement (approche symptomatique), mais en installant une bonne hygiène alimentaire (hypotoxique, éliminant les apports acides et acidifiants notamment) et en proposant de la sudation (sauna ou hammam, qui «dériveront» les surcharges responsables de l’inflammation vers la peau, ici choisi comme partie saine de l’organisme. En d’autres termes, c’est en favorisant la santé et non en combattant la maladie que l’auto guérison est possible, chaque fois que la force vitale (capital énergétique, homéostasie) est suffisante bien entendu.

Le naturopathe cherche à définir le terrain du sujet en déterminant ses points forts et ses points faibles afin d’individualiser ses cures et le choix de ses techniques et conseils.
Ce bilan utilise principalement la morphotypologie pour découvrir la constitution du consultant, c'est-à-dire son capital génétique, sa vitalité «innée» : Par exemple, les typologies dites «neuro-arthritiques» correspondent à des personnes au visage rétracté, frileuses, plutôt pâles et nerveuses, sujettes à un excès d’acidité des tissus. Ils souffriront souvent de fragilité au stress, de rhumatismes, d’inflammations, d’insomnie ou de constipation ; quant aux «sanguino-pléthoriques », ils sont plus dilatés, au teint coloré, apprécient l’eau froide, et possèdent une psychologie plus extravertie et joviale, mais ils seront plus prédisposés aux troubles cardiovasculaires, aux épuisements glandulaires et au surpoids. D’autres catégories constitutionnelles pourront aussi s’appuyer sur les groupes sanguins, les empreintes digitales ou les formes du crâne, tous ces paramètres demeurant constants dans le temps.

Les tempéraments correspondent à des profils changeant peu à peu au cours de la vie, reflétant cette fois «l’acquis» de la personne, c'est-à-dire ce qu’elle est devenue, en imprimant dans son corps les bénéfices ou les atteintes du stress, de la pollution, de l’alimentation,…. Par exemple, pour les tempéraments neurologiques, les «ortho sympathicotoniques » auront un système neurovégétatif surmené, présentant des symptômes tels que tachycardie, digestions lentes ou éjaculations précoces ; les «para sympathicotoniques », à l’opposé, sembleront vivre au ralenti, plus lymphatiques, gros dormeurs, ou à la tension artérielle basse ; les « dystoniques» vivront sur le mode de l’alternance (diarrhées / constipations, excitation / déprime, etc).
Autre exemple, pour les tempéraments morphologiques, les « cérébraux» (visage allongé, en triangle, et d’origine neuro-arthrtique) surmèneront leur système neuropsychologique alors que les «digestifs» (visage massif, double menton, et d’origine sanguino-pléthorique) surmèneront plutôt leur système hépato-pancréatique.

Le naturopathe utilise également l’iridologie , science qui observe la partie colorée de l’œil en étudiant sa trame, sa pigmentation, son relief et un ensemble d'autres facteurs qui définissent la particularité de chaque iris. La tonicité des fibres qui composent la trame de l'iris donne une impression générale de l'état de santé. Ainsi, la densité de la trame ou, à l'inverse, son relâchement , peuvent correspondre à la résistance ou la fragilisation minérale individuelle. Les signes particuliers comme les dépigmentations, les dépôts, les dissymétries, les creux dans l’iris ou les décentrements de la pupille se présentent comme autant d’ indicateurs de l’histoire du terrain. Par exemple, si un iris bicolore, dit «mixte», peut évoquer une prédisposition aux troubles de la glycémie, un iris parfaitement brun, dit «hématogène» fait penser à une sensibilité hépatique et vasculaire, et un iris bleu à la trame relâchée «en pâquerette », suppose une fragilité des tissus conjonctifs et du système immunitaire, ainsi que des carences en silicium…

Quels sont alors les moyens utilisés par le naturopathe ?
En fonction du bilan du patient, le naturopathe adapte un programme individualisé à partir d’un vaste arsenal. Il a recours à des conseils d’hygiène de vie mêlant une meilleure alimentation, l’art de la respiration, l’usage des plantes et huiles essentielles, l’hydrologie (bains chauds et froids, irrigations du colon), la réflexologie, la pratique d’activités physiques ou les techniques manuelles…
Par exemple, les corrections nutritionnelles le plus souvent apportées touchent non seulement la qualité des aliments (bio, peu ou pas raffinés, frais) mais aussi leur vitalité (apports de graines germées, de jus de légumes crus, de fruits crus, de pollen frais…), leur spécificité (sucres industriels, fritures, excès de viandes, de farineux ou de café ne sont pas considérés comme des aliments spécifiques de l’alimentation humaine) ou encore les associations alimentaires. Globalement, et même si l’on a parfois recours à des cures empruntées à la macrobiotique, à des mono diètes ou à des jeûnes surveillés, l’orientation tend souvent à confirmer les bienfaits de l’alimentation dite hypotoxique, c'est-à-dire proche des habitudes méditerranéennes (régime dit Crétois) ou paléolithiques (Seignalet).

S’il semble évident que la respiration est une fonction vitale spontanée, les facteurs de stress, la pollution, la sédentarité, ou de mauvaises postures affectent presque toujours la bonne marche du diaphragme et donc la profondeur et la liberté du souffle. Le naturopathe saura observer attentivement les imperfections respiratoires de son patient et lui enseignera une respiration dite ventrale, thoracique, complète, lente, rénale, alternée, etc, par exemple issue du hatha yoga, du Qi-Gong ou de telle gymnastique douce. Une succession de grands soupirs favorisera ainsi l’endormissement, mais trois grandes respirations complètes et lentes plusieurs fois par repas aideront à mieux digérer, et une expiration très lente (freinée) et ventrale aidera à mieux contrôler ses émotions… Retour en Haut

Qui va chez le naturopathe ?
Il y a d’une part les personnes en bonne santé et qui souhaitent le rester en apprenant à la gérer de façon autonome. 60% des personnes que nous recevons ont des problèmes récurrents de digestion, de surpoids, de sommeil… des troubles de la libido, articulaires ou circulatoires, des allergies et autres troubles dits fonctionnels. Mais la naturopathie intervient aussi parfois à un moment précis pour accompagner un traitement classique, par exemple en aidant à en mieux supporter les effets iatrogènes par un soutien hépatique (plantes draineuses et régénératrices du foie), des complexes probiotiques (nécessaires à la flore intestinale) ou des antioxydants (vitamines A, C, E, zinc, sélénium, enzymes, flavonoïdes,…). Grâce à la relaxation ou à des méthodes comportementales et cognitives, il aidera aussi à mieux vivre le stress de la maladie lourde.

Face à Mme X qui souffre d’allergie saisonnière (rhume des foins), le naturopathe devra bien entendu individualiser son programme de santé, mais il est probable que l’on y retrouvera toujours quelques clés incontournables : alimentation hypotoxique, vivante et alcalinisante, alternance travail / repos avec larges plages de sommeil et de détente psychique, drainage émonctoriel (surtout hépatobiliaire et intestinal, voire rénal ou cutané), soutien des glande surrénales (douches écossaises, bains dérivatifs, extrait de bougeons de cassis, frictions à l’huile essentielle de pin sylvestre,…). On ajoutera des apports d’oméga 3 tels que huile de cumin noir, d’oligoéléments (soufre, manganèse, magnésium,…), sans négliger l’ionisation de l’atmosphère, la désinfection de la flore intestinale (charbon végétal, propolis, chlorophylle…) et son rééquilibrage (pré et probiotiques). Retour en Haut

Si Mme Y souhaite simplement optimiser son hygiène de vie et sa santé, le naturopathe ajustera ses conseils en fonction de son bilan, et lui conseillera soit une cure de désintoxication (si les surcharges –toxiques et toxines- sont prioritaires sur les carences) ou de revitalisation (si les carences sont prioritaires cette fois). Il s’appuiera toujours sur ses trois techniques majeures que sont l’hygiène alimentaire (diététique et nutrition), l’hygiène neuropsychique (relaxation, gestion du stress) et l’hygiène physiologique (exercices physiques et surveillance des émonctoires), complétées au besoin par des pratiques respiratoires, hydrologiques, des massages aromatiques, de la réflexologie plantaire, auriculaire ou endonasale, des plantes ou d’autres compléments non pharmaceutiques. Retour en Haut

Quelles sont les limites de la naturopathie ?
Son rôle ne remplace en rien celui du médecin. La naturopathie ne peut donc lutter contre les maladies lésionnelles ou dégénératives (cancers, cirrhoses, diabètes, etc.) ni contre toutes les situations d'urgence ou de danger vital réel ou supposé (débordements infectieux, douleurs intenses, etc.). Le seul recours est alors bien évidemment l’allopathie. La naturopathie ne peut rien non plus pour aider les personnes (vieillards, grands asthéniques...) dont la vitalité est insuffisante pour supporter les processus d’auto guérison naturelle ; enfin, elle ne sera d’aucun secours aux individus refusant de se prendre en charge pour modifier profondément leur hygiène de vie. Retour en Haut

Comment choisir son naturopathe ?
Assurez-vous que votre naturopathe est membre de L’O.M.N.E.S (**), seule association professionnelle de naturopathes affiliée à la Fédération Française de Naturopathie (FENAHMAN). Pour en faire partie, il doit être titulaire d’un diplôme en naturopathie, privé mais de niveau universitaire, (obtenu après quatre années d’études théoriques et pratiques -biologie, anatomie, physiologie et méthodologie naturopathique), dans une école fédérée, correctement assuré et déclaré. Retour en Haut

Quel est aujourd’hui le statut de la naturopathie en France ?
Ce métier, comme beaucoup d'autres qui font appel aux médecines douces, n'est pas encore réglementé, mais pas pour autant illégal, puisque son exercice est libre en France. Le vide juridique est total, mais il n’y a pas d’interdit dès lors que la loi est respectée en matière d’exercice de la médecine. Actuellement, la profession figure au Bureau International du Travail (ONU), au registre de l’Agence Pour la Création d’Entreprises, est parfaitement fiscalisée et assujettie à la T.V.A. A ce jour, de plus en plus de mutuelles remboursent nos consultations. En Europe, plus d’une dizaine de nations ont, à ce jour, intégré positivement la naturopathie et la pratique y est tout à fait claire (pays scandinaves, Grande Bretagne, Allemagne, Portugal,…).

Comment savoir si vous avez à faire, ou non, avec un charlatan ?
Le praticien est un éducateur de santé, il ne pose pas de diagnostic, ne prescrit aucun médicament ni traitement de maladie, et ne s’immisce en aucun cas dans une thérapeutique en cours. Il doit posséder le sens de ses limites, respecter sa déontologie et les lois de son pays. Certes, puisque le secteur n’est pas encadré, il est possible de croiser des naturopathes formés en quelques mois par correspondance, voire pas formés du tout ! Fuyez les praticiens aux honoraires exorbitants (en moyenne, la fourchette fédérale est de 40 à 80 euros pour une heure minimum de travail), aux titres ronflants usurpés (Dr. Untel, Agrégé de naturopathie, …), des promesses alléchantes (je vais vous guérir de…), des intrusions dans un traitement (arrêtez donc ces médicaments !), des menaces (si vous continuez à manger de la viande…), des culpabilisations (ce cancer, vous le méritez…), des ventes forcées (seul mon produit peut vous guérir…), des discours fumeux (ce que contient ce remède est secret…) ou de tous soins à connotation érotique ou sexuelle… ! 

(*)Directeur du Collège Européen de Naturopathie (CENATHO http://cenatho.free.fr)
Président de la Fédération Française de Naturopathie (FENAHMAN http://fenahman.org)
Membre professionnel de l’OMNES et du Registre des Naturopathes de France http://www.omnes.fr
Sa biographie sur notre site
(**) OMNES = Organisation de la Médecine Naturelle et de l’Education Sanitaire

A lire :
«Naturopathie, la santé pour toujours», Daniel Kieffer. Ed. Jacques Grancher
«Encyclopédie de revitalisation», Daniel Kieffer, Ed. Sully
«Naturopathie pratique ou les 24 heures de l’homme heureux» Daniel Kieffer, Ed. Jouvence.
«99 questions à une naturopathe» Allesandra Moro Buronzo. Ed Médicis
«Retrouver et conserver sa santé par le sauna» Alain Rousseaux. (Alain Rousseaux 1990)."

Voilà, j'avais trouvé cet article très interressant et ça m'avait motivée à aller voir une naturopathe certifiée, et vous, en avez déjà consulté un ou une?

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21 octobre 2008

"La cuisine selon France Guillain"

Lors du salon Vivez Nature où je me suis rendue samedi, j'ai assisté à une conférence très intéressante de la naturopathe France Guillain, qui a sorti un nouveau livre de recettes de cuisine accompagné d'un DVD montrant les recettes (promis, je vous parle très vite de sa conférence sur l'alimentation naturelle)

franceguillain

Des recettes simples , bio bien sûr et équilibrées, végétariennes ou non, réalisables en 20 à 30 minutes chrono pour les femmes et hommes occupés que nous sommes! Avec aussi beaucoup d'astuces et de conseils disséminés dans le livre.

Vous trouverez d'ailleurs en introduction du livre les recommandations de la naturopathe sur l'alimentation et sur les différents modes de cuisson.

Quelques recettes glanées au hasard que je vais sûrement tester bientôt: cake à la feta, boulghour aux bolets et au parmesan, hareng frais à la patate douce et au lait de coco, terrine de lentilles corail, mousse pomme coing...

Le DVD montre que les recettes sont vraiment faciles à faire et il y a aussi des recettes rapides, des recettes  végétariennes et des recettes exotiques.

A la fin du DVD, France Guillain nous présente quelques fruits et légumes exotiques qu'elle choisit ... sur les étals de Belleville!

"La cuisine selon France Guillain", chez Anagramme Editions, collection Vivons Bio, prix: 20 euros (avec le DVD)

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07 octobre 2008

Test: mangez vous bien?

kiwi_slice

Un petit test vite fait qui vous permet de cerner la qualité de votre alimentation, à faire sur le site canadien (c'est en français je précise) Passeport Santé:

http://www.passeportsante.net/fr/VivreEnSante/Tests/Test_Alimentation_Index.aspx?source=bulletin

A l'issu du test vous obtenez un bilan avec des conseils.

test_habitudes_alimentaires_2

En ce qui me concerne je suis rassurée (enfin pas de grosses surprises car je fais très attention à la qualité de mon alimentation) j'ai eu 88% soit de très bonnes habitudes alimentaires, ouf!

Et vous? Avez vous réussi à prendre de bonnes habitudes alimentaires?

Posté par Michoko Be Bio à 18:50 - Santé naturelle et médecines douces - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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